01.07.2011

Asiatrek.eu ou asiatrek.skynetblogs.be

21.05.2011

Et maintenant, que vais-je faire ?

Bonjour à tous, je remets ce blog à jour. Il était simplement en standby depuis quelques années. Pour des raisons professionnelles je n'ai pas eu la possibilité de continuer sur le chemin de Saint-Jacques. Ces quelque 1200 km effectués m'ont ouvert les yeux :

  1. Le voyage à vélo est chouette, ce rythme lent et permet de bien sentir le paysage qui défile devant nous
  2. Le voyage à vélo est suffisamment rapide pour s'affranchir des grandes distances, si le besoin s'en fait ressentir
     
  3. C'est écologique, pas besoin d'essence, pas d'émission de CO2
     
  4. Mais le plus important, ce sont les bienfaits conjugués du sport, de l'évasion, le bien être fou ressenti et les bienfaits réels sur le corps et l'esprit...

C'est pourquoi j'ai envie de prendre de nouveau les chemins. Des chemins plus lointains, ceux qui me font rêver depuis de nombreuses années : Routes de la Soie, des épices, de l'encens...

Un projet dont j'espère voir l'aboutissement d'ici un an..

 

01.09.2008

Ze retour à Nantes...

IMG_0529-1Ah la la... Quelle balade on s'est fait à Bilbao. Un bon  15 bornes à pied. Il ne me semblait pas possible de s'arrêter à Bilbao sans visiter le musée Guggenheim ! Sur le message précédent, vous pouvez voir quelques images dont celles de Juan Munoz. Le bâtiment de Ghery est très étonnant, même si je n'arrive toujours pas à définir si j'aime ou si je déteste. Globalement, par rapport à Beaubourg, c'est moins bon, moins complet, moins didactique... Mais Steeve, que j'avais débauché pour aller au musée Pompidou a préfèré le Guggenheim... Par contre on est tombé d'accord sur le bar à tapas ! Celui de la plazza Nueva ! Enfin, attention à lire les prix, car le premier bar était cher, alors on s'est dirigé ensuite vers le Zugo et là, le verre de rouge, de blanc est à 2 euros, 1,70 le tapas (genre tapas, on a pas réussi à se souvenir du nom), 8,70 le litre de sangria super bonne, 2,60 le petite tranchette de foie gras... Bref, on s'est fait une chouette soirée ! Nous sommes repartis le lendemain en... train. Une manière de savoir si je pourrais un jour rappatrier le vélo de la sorte. Sur Euskatren, les train  régionaux basques le retour Bilbao Irun coûte 7,20 euros. 0n est descendus à ... Hendaye. Pour payer quand même 7,20 euros le trajet Hendaye Bayonne En fait, ça revient au même prix de faire 30 minutes de train en France que 3 heures en Espagne. Du foutage de gueule. Mais bon, les vélos sont acceptés ! On est revenu à Nantes et j'ai pensé à l'ami Pedro et son Giant expedition.

Non, je n'ai pas rechangé de vélo, mais je me suis payé un porte bagages correct style Tubus, des sacoches Ortlieb et un guidon... Petite pensée à mon Tonton de coeur, cycliste dans l'âme et à tous ceux qui nous ont suivi sur ce blog... La suite s'écrira bientôt... 

25.08.2008

Etape 21 de Deba a Bilbao

IMG_0390-1Comme nous écrivions avant, nous sommes partis de Deba en direction de … On ne sait pas ou… Vers Saint-Jacques en tout cas. Nous avions parcourus quelques kilomètres avant de nous arrêter à Mutriku soit 8 petits kilomètres minables. On n’en a pas fait lourd comme le dit Steeve.

IMG_0396-1Le départ après deux pains au chocolat et 4 expressos était moyen. On a suivi les conseils d’un papy croisé à Mutriku : ne pas passer par l’étape mentionnée sur le guide Olatz. Mais suivre la route de la côte… Vers Markina ! Bien  nous en a pris. Car seules quelques montées légères sont à inscrire à notre palmarès (à ce moment là de la balade s’entend).

IMG_0403-1Car on s’arrête quelque 6 km de plus loin pour… déjeuner. Quinoa, thon, tomates séchées, le tout noyé dans un berlingo de créme Elle et Vire. Normandie quand tu nous tient… IMG_0412-1On stoppe dans une mauvaise zone industrielle qui pas de chance, se trouve en bas d’une saleté de côte… Une pas dure, mais pleine de lacets ! On aperçoit des dizaines de motos en train de se taper la bourre façon Joe Bar Team.., ainsi que quelques voitures type GTI. Une descente nous permet de nous reposer un peu. IMG_0414-1Quoique bizarrement, on a dû pédaler dans les descentes. Pas cool. C’est super désagréable de ne pas pouvoir avancer plus. On stoppe à une vingtaine de bornes dans les pattes à la station service. Steeve fait le plein d’air, on boit un coup de Powerade et on IMG_0440-1repars en digressant une fois de plus : la direction Bolibar est zappée. Tant pis pour le musée de Simon Bolivar et Guenika. A vrai dire, ça ne m’enchante guerre de m’enquiller des routes de montagne… Trois bornes après, je cale et m’allonge dans le fossé, vidé. Plus de jus, mort, HS. Traduisez comme vous voulez cette empêchement d’avancer ! Steeve me pousse au fesses et on repars s’enquiller une côte de… 4-5 km à 9%. IMG_0449-1Une tuerie que l’on n’a pas vue venir. La cata, on met plus d’une heure à la monter. Après le tunnel ça a du mal à avancer, même en descente. Pourquoi ? Finalement, les % pris en descente sont vite avalés en montée. Ou plutôt l’inverse… Steeve se prend un 87 km/heures dans la descente… IMG_0472-1Moi j’assure le coup pour le cas où mon cable péterait… On arrive à Durango et là on est à 46 km au compteur. Mon comparse se gausse en parlant de la plus petite étape de notre périple. Et là, suprême afront à la fatigue on se lance l’idée d’arriver à Bilbao. Question de principe !  Un papy nous annonce que l’on est à moin de 30 km de la cité industrielle. Pari lancé, on fonce. IMG_0482-1Que du bonheur, ça roule, on est presque bien, car ça n’arrête pas de descendre sur environ 35 km. Il fallait bien ça, vu tout ce que l’on a monté comme des tarés… On arrive à Bilbao en pleine Féria. Hélàs, c’est la dernière soirée après une semaine de folie. On demande l’auberge de jeunesse, et passons un coup de fil ; ça ferme à 9 heures du soir. IMG_0508-1Imaginez le sprint dans Bilbao à la manière de la chasse au trésor, voire de Pekin Express. La cata. Sur la place du sagrado corazon, cœur sacré, je me vautre comme une bouse sur des grosses grilles en fer mouillées. Pas le temps d’avoir mal, la pédale est cassée, je saigne, je gueule et lance un Olé. On speede et pique un dernier sprint en montée vers le stade de HC Bilbao ou se trouve à deux pas, l’albergue. La dame prévenue nous attend. On n’aura pas de pénalité comme dans les jeux.  Douche, bouffe dodo, ronflements… On est mort, on a parcouru 91 KM. Deux tarés…

 

 

 

Petit message de bonne heure amatin

Un petit message pour vous dire que l on se pose a Bilbao... Les musees et les jolies espagnoles nous tendent les bras... Guggenheim... 91 bornes hier, une chute... bisous de tous les 2

24.08.2008

Etape 20 De San Sebastian à Deba

On en a chié

IMG_0202---copieOn en a chié. Voilà au moins le début du voyagé résumé de la plus belle manière... On se cogne une montagne à la sortie de San sebastian. 15 bornes de montée et à pousser le vélo comme deux glands. Un côte à plus de 10 % et ça casse le moral d'entrée. On insiste, mais vraiment impossible de pédaler étant donné l'importance de cette pente. Donc, les danseuses IMG_0211---copiedescendent du vélo, et poussent, poussent , pousssent....pour arriver dans un chemin de terre, boueux, glissant, et trop étroit pour la remorque. On s'acharne, on se fait violence, mais on ne cede pas. On apercoit les antennes relais nous laissant imaginer le sommet....loupé, ca grimpe encore. Enfin arrivé au sommet, on savoure une bonne descente, et un rpoblème surgit...une casse mécanique. Lolo péte son frein avant, se qui a IMG_0239-1---copiepour effet de dechirer la sacoche avant et de péter le porte bagage. Une pause technico-mécanique s'impose, on répartit les charges sur l'arriére du vélo du vélo de lolo, une sacoche finit contre la poubelle afin que quelqu'un puisse s'en servir... Je répare le frein comme un goret, tant pis. Mais la délivrance est proche, car on assure dans la descente ! Dans le petit bled qui suit Zumaia, mes bagages se croutent une fois de plus... On s'arrête là au bords d'une rivière et on sort le lancer et un leurre. Steeve n'a pas l'habitude de lancer un leurre et le machin, lu bidule, enfin, le Dudulle fait plouf./ comme dit Steeve, t'es un braleur, c'est mon premier jet qu'à IMG_0247-1---copiepas été bon. On se régale de créme Elle et Vire dans le Thon mélangé au Quinoa. Après Zumaia, les côtes à 7 % se suivent enfin une descente, elle aussi a l'image du reste, 65km de pointe pour steeve dans celle ci sur environ 5 km , et lolo est toujours sans frein avant. Ensuite nous voyageons IMG_0279-1---copielibrement sur quelques Km de plats en bordure de mer, la vue est magnifique, on retrouve une pêche. On décide de pousser jusqu'a DEBA pour trouver a se loger. Et notre moral se ternit rapidement, car nous entamons une virée en enfer, environ 10km de faux plats et de côtes. A 6km de DEBA, Lolo craque, plus de jus, plus de sauce, petite sieste sur le bord de la route, suivit d'un énorme coup de pied au cul, on pousse encore pour ensuite attaquer 4km de descente vertigineuse pour arriver a DEBA. A cet instant précis, un éclair de génie nous traverse. «  et si on goutait la sangria locale ». On se pose sur une terrasse de bar, on commande 2 grossses IMG_0314-1---copiesangria, lolo revient avec 1l de brevage et 4 tapas chorizo et cerano. Avec la fatigue, le sourire monte vite aux lèvres, on remet le même pichet et d'autres tapas. On a bien bu, bien mangé..en fait, on est complètement bourrés. On repart mort de rire, comme deux cons, devant le regard des IMG_0330-1---copieespagnols qui rigolent tellement notre attitude est communicative. Tant bien que mal, un peu en zig zag, on pédale sur 2 km pour trouver une aire de repos avec tables de camping, on jete la tente 2 seconde, on se fait un café, on passe 3 coups de fils...on est toujours bourré..on plonge dans le lit de fortune...dodo.IMG_0349-1---copie

Ce matin, nous écrivons ces lignes a la terrasse d'un café à MUTRIKU, après une douche prise sur le bord de la route et un petit déjeuné «  a l'arrache ». on est propre, on est beau, on a la pêche...c'est repartis ( oups..désolé, lolo a mal aux jambes...)..a cet instant nous totalisons 152 kms... pourvuIMG_0380-1---copie que ça dure..lol En tout cas désolé pour les fautes on tape à l'arrache et on n'a pas trop de batterie bizou

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23.08.2008

Etape 19 Bayonne à San Sebastian

C'est parti

IMG_0138C'est parti ! Je suis parti d'Amiens assez tôt ! l'auto chargée à bloc, car je déménage par la même occasion. That's life ! 600 bornes plus tard et un bisou aux parents, je suis arrivé à La Chapelle Heulin : voir étape dédiée... plus haut. Steeve m'accueille et on charge l'auto et les vélos afin de se mesurer au Camino del Norte. Contrairement à l'autoroute chargée que représente le camino Francès, ce chemin primitif qui longe la côte est plus sauvage et... plus physique aussi. C'est même un peu bête de partir maintenant, car je n'ai pas vraiment la pêche. Mais s'il faut attendre le bon moment, ou du moins l'idéal, on ne partirait pas.
Bon, je me perds un peu dans mon latin, mais j'écris ces lignes à 5 heures du mat. Steeve conduit et moi je tape. Nulle cette prose ! Une catastrophe... Nous sommes arriivés à 10 heures à Bayonne, et le temps de nous préparer, de monter la remorque, les sacoches et tout l'équipement, c'est vers 11 heures que nous nous sommes échappés. Une drôle d'échappée de 78750 mètres.
IMG_0148wDeux tarés. Pour une première étape de mise en jambe, c'était plutôt violent. Les premières montées sur Bayonne cassent les pattes, mais on s'est arrêt à Bidar chez Buffalo Grill afin de se sustenter. Un peu de protéines animales plus tard, on est repartis vers la frontière sans trop de soucis, enfin, jusqu'à Urrugne. On n'a pas trop souffert. C'est ensuite que les galères ont commencé à pointer le bout de leur nez...côtes boueuses et accessibilité quasi impossible en vélo, dur dur pour un début mais on s'accroche. Vers 16 heures, la frontière espagnole, nous franchissons le pont saint jacques, nous troquons notre habituel «  bonjour » pour des « ola « . Ce qu'il y a de rassurant, c'est que les gens IMG_0163nous encouragent et nous aiguillent dans notre chemin. Après la difficulté et de les comprendre ( espagnole, anglais et langage des signes...). Nous entrons dans IRUN, et les galéres ‘amplifient. Cette ville est très industrielle, peu propre, glauque, il est 17H00, nous cherchons a planter la tente, et l'on se demande bien combien faire dans cette ville. On décide de pousser jusqu'à DONASTIA. Et là, même galère, des travaux, des zones industrielles et des autoroutes, notre coin de paradis restera imaginaire pour ce soir. Claqué, vidé, usé, on vient de faire 65 bornes de côtes et de chemins, il est 18h30, pas le choix, il faut pousser jusqu'à SAN SEBASTIAN, mais problème...ca monte. 19H30, nous arrivons a san sebastian, nous nous arrêtons sur la plaza cataluna pour manger un morceau. Le chef cuisto (lolo) nous prépare un quinoa, thon, millet, blé, riz et créme Elle et Vire...on a retrouver notre péche. Petite mignonette de champ', on arrose nos vacances.

21H00, la nuit tombe, il faut songer a planter la tente. Pas évident en pleine ville, les sardines ne veulent pas rentrer dans le bitume...on n'insiste pas, de guerre lasse, IMG_0174on se rabat sur un camping. 21H50, arrivée au camping, bien évidemment «  complet «  . Le type a l'acceuil nous renvois vers l'albergue dédié aux pélerins. Ce refuge ferme a 22H00, soit 10min pour se taper un dernier sprint. Un simple don au refuge, et on recoit le précion tampon sur la crédenciale, et un vrai lit nous attends.

Nous entamons notre toilette intime dans le lavabo a l'eau froide et a la lingette bébé quand une jolie brune espagnole nous informe que les douches chaudes sont a l'étage. Une bonne douche de 15 min , et une lessive plus tard, et nous plongeons dans notre lit, accompagné des ronflements des pelerins présents.


A l'heure ou nous écrivons ces lignes, il est un peu plus de 8 heures et demie, on vient de se faire un petit déjeuner copieux en pleine nature et on va repartir vers Saint Jacques... Ecrit à 4 mains (les pieds et les jambes sont HS)

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02.08.2008

Le retour vers le sud...

Hello, ce petit message pour vous dire que le chemin vers le sud va se poursuivre... Je vais partir le 23 là où mon chemin s'était arrêté, les Pyrénées. A deux, avec mon meilleur ami, Steeve, nous allons suivre le Camino del Norte...

16.05.2008

Hello visiteurs de ce site...

En attendant de repartir de Saint-Jean-Pied-de-Port vers l'Espagne, voilà une petite chanson, l'Armenian Navy Band...

02.04.2008

This blog is not dead

Nope ! It's in, standby ! cuz, i'm working for a while in Picardie... I expect to close it in 2008 ! Ce blog n'est pas arrêté, il est en standby, je rebosse en Picardie pour plusieurs mois. C'est ballot, mais lorsque je ne le sentais pas, ce passage de frontière vers Saint-Jacques, c'est peut être qu'inconsciemment je me doutais que j'allais rebosser rapidement... Donc ! Heureux !  

18.03.2008

Du triban trail 7 à la tente 1 seconde...

Je vais développer ici tout ce qui concerne le matériel comme promis à un personne rencontrée sur voyageforum.fr. Elle veut faire le Chemin elle aussi...
Le vélo d'abord ! Décathlon m'a finalement conseillé le Triban Trail 7. Un choix que je ne regrette pas, même si les pneus routiers mixtes à mon avis ont tendance à glisser un peu dans des conditions limites comme la pluie, le grasmouillé ou même une fine boue. En plus de 400 kilomètres, je n'ai pas crevé une seule fois. La fourche possède un mode on off de la supension qui est facile à utiliser, la souplesse n'est pas tout à fait idéale : elle manque un peu de souplesse sur des terrains avec quelques bosses... Je trouve aussi que le vélo manque de roulement ou plutôt de qualité de roulement. C'est peut être dû au chargement de mon engin, mais les roues en l'air, on sens nettement le frein de la dynamo. Par contre c'est un modèle 6 volts 3 watts et il ne manque pas grand chose pour adapter une recharge de piles ! Why not ? Les ampoules n'ont pas duré, elles sont HS. J'ai apprécié la petite capacité de l'accu de la lampe arrière à l'arrêt en villle, elle continue de briller un bon 3 - 4 minutes... le système de branchement de la dynamo est simple à remettre en état après un accrochage par exemple. J'ai adapté ma lampe Trelock LS 735 qui éclaire bien...
Le Triban Trail 7 existe en modèle XL, mais je regrettre qu'on ne puisse pas hausser plus la potence comme sur un B'Twin.
La rigidité du Triban Trail 7 est nettement améliorée par rapport à ce dernier modèle et le cadre alu ne vrille pas dans tous les sens ! A condition de ne pas trop le charger comme moi. J'ai adapté un porte bagage avant de type Zefal : un point de fixation de chaque côté de la fourche et un sur l'arrondi où est fixé la lampe avant : Nickel ! Je me suis servi des vis du porte bidon : elles sont à la bonne longueur par rapport au pas de vis des trous de fourche. Le freins s'usent vite lorque l'on chargé. Sinon, le Triban Trail 7 modèle 2008 fait plus cheap par rapport au modéle précédent : il n'y a plus de frein à disque ni de suspension de selle. Mais il semble que de nombreux utilisateurs au long cours changeaient leur disque contre des patins V Brake. La tige de selle suspendue semble intéressante d'après Pédro qui en possède une sur son Giant Expedition. Le reste RAS, si ce n'est des déraillements au niveau des plateaux sur le petit pignon...
Sur les portes bagages j'ai mis des modèles Décathlon : classiques à l'arrière et isothermes à l'avant. En gros : bof bof bof. Une chute et le premier modèle est troué une pluie et les 2e sont innondées. C'est pas terrible. je trouve que le modèle qui équipait les B'Twin série limitée de Noël étaient mieux adaptées pour le chemin. Vu leur contenance : 9 litres contre 15 ou 20 litres elle obligent à prendre moins d'affaires inutiles et c'est mieux. Car des choses inutiles j'en ai pris un paquet ! Je ne vais pas revenir sur la tente : pratique sur la partie du Mont Saint Michel à Saint jean d'Angély, elle devient superflue à partir de Saintes : les hébergements à prix pélerin sont plus nombreux ! Mais pour les budgets rikikis elle peut se justifier. sur la partie du Camino Francès, j'ai fait le tri du superflus et de l'utile et ça tiens en UNE sacoche Décathlon de 15 litres ! Avec en  plus, une mini sacoche de cadre banane et une mini sacoche de selle de 0.4 l.
Le détail : un sac de couchage type S15 ultralight, un oreiller gonflable, une polaire légère, deux tee shirts manche longue, un cuissard, un cylcliste long, deux sous vétements, trousse à pharmacie, dentifrice et brosse à dents barres céréales, chargeurs divers. Bien entendu, sur moi, j'ai un cylcliste, un tee shirt et des sous vétements...
J'ai une poche plastique où je mets mes papiers et argent, crédentiale. J'ai trouvé en solde une poche à eau Camel Back à une vingtaine d'euros dans laquelle je je peux mettre l'Eeepc Asus, un disque dur 2.5', la clef 3G et... la serviette chamois ainsi qu'un gant de toilette dans lequel j'ai mon savon.      

 

Trop de doutes dans ma tête !

Je n'arrive pas à trouver l'élan que j'avais eu depuis le Mont Saint Michel ! trop de pensées me traversent la tête et je n'arrête pas de les ressacer ! Je sens que si je passe les Pyrennées ce ne sera plus pareil et je repense à ma mére qui était embêtée que je reparte et qui n'a pas su me dire pourquoi et je repense à la chute, la première journée : et si c'était un signe ? Bref ça m'emmerde mais je vais arrêter...

Sur le chemin....

Voilà la prose du camarade Pédro, reçue par mail ! "Il y a très longtemps vivait sur le territoire de Gradi le guérisseur Dratula. Avec sa Dulcinée il habitait au fond des bois une chaumière qui bordait le chemin Pichey sur une rive de l'Eaubourde, un long fleuve tranquille fréquenté par de nombreux oiseaux.....
Un soir il m'invita à partager sa maigre pitance, alors qu'il était au chevet du pélerin normand Lorentusin qui avait dû abandonner son drakkar, parce que malade de la peste bubonique. J'eus tôt fait d'enfourcher ma draisienne géante pour répondre à cet appel...

Arrivé sur les lieux d'hospitalité, je fis la connaissance de ce pauvre hère affligé d'un horrible bubon suintant et malodorant à la jambe droite.
La plaie ne dut pas être bandée afin que la mauvaise humeur pusse s'écouler à souhait et lubrifier éventuellement la chaîne de son vélocipède...     ( A suivre...   Pedro qui te salue bien. )"

ça fait plaisir et ça remonte le moral avant Ronceveau ! Je ne sais toujours pas si je doit continuer !

17.03.2008

Etape 18 de Sorde l'Abbaye à Saint Jean Pied de Port

60 kilomètres ? 50 ? 45 ? Je ne sais pas ! Le compteur déconne ! En fait le petit capteur sur le rayon se déplace n'est plus détecté et les mesures ne se font pas...
Maux du jour : dégoût, abandon.
IMG_4348Expression du jour : Quand t'es en haut : ça va descendre !
Je suis partis de Sorde l'Abbaye vers Saint-Palais par les routes normales et j'ai rencontré mon pire ennemi : le vent. Saloperie de vent : celui-là, il vous frappe de face, de côté mais jamais dans le dos. Un peu dégoûté, je m'arrête dans un tout petit bar brasserie de campagne  : chez Kiki... L'endroit est agréable : il y flotte des effluves de Bhyrr, de café, de pastis, mélangés à cet accent inimitable du sud. Les nombreuses photos sur le rugby sont là pour rappeler que l'on n'est pas chez les Ch'tis. Je ne sais pas pourquoi j'écris ça... Rien à voir !
IMG_4366 A Saint Palais je me laisse tenter par une souris d'agneau au restaurant les Platanes. Le patron reviens avec une maousse souris ! J'ai failli caler dessus !
J'ai savouré la bête pendant que les rayons du soleils dardaient ma peau de visage pale. Ils ont quand même du bol ici bas !
IMG_4370IMG_4371 Lourdement chargé de ma souris, je galère en montant ma première grimpette vers le lieu dit Gibraltar. La vache ! Mais ça vaut le coup de suer un peu car les paysages des Pyrenées Atlantiques sont IMG_4375IMG_4377magnifiques : le bleu du ciel, les verts pâturages et les taches blanches mobiles des moutons forment un tableau idyllique.
Je passe un coup de fil à ma Pépette devant la stèle de Gibraltar qui marque le point de jonction de la voie de Tours, de Vezelay et du Puy. Non, ya pas à discuter, c'est joli !
Vers la droite je remarque une grosse montée de pierre et une belle descente un peu plus sur la gauche. A votre avis où se poursuit le chemin ? Fluctuat nec mergitur : je suis trempé de sueur à pousser le vélo sur sur ce schiste bleu mais ça vaut le coup ! Le paysage qui s'offre à moi est magnifique ! Quel point de vue formidable !
IMG_4379Un berger m'incite à la prudence, il ramasse sa casquette : avé la tempête, tu s'ras pas à Saint Jean Pied de Port et puis demain i pleut. Il a raison : ça vente dur là-haut du côté de la Chapelle Soyarza ! Pour m'hydrater de nouveau je profite du point d'eau mis à disposition des marcheurs. La descente de l'autre côté s'effectue debout sur le vélo, fourche débloquée et les 4 patins prêts à freiner ! Un grand panard cette descente ! Helàs, le chemin passe par une ferme et les cabots du coins sont prêts à vous mordre le jaret ! Sans déconner, un de 4, il vont retrouver un clébard égorgé, il ne faudra pas s'étonner ! Le premier qui me mord, je le chope !!!!! En fait, j'aurais dû acheter une bombe à poivre ou lacrymo pour me défendre !
Ce qu'il y a de bien ici, c'est qu'une fois descendu, il faut remonter comme dans une montagne russe. Hélàs, le chemin vers Ostabbat est boueux et je me galère grâve : les Merrel glissent, les pneus glissent, Alice aussi :o) (Alice ça glisse : désolé)
Je m'arrête au petit bar du village qui hélàs, n'a pas encore ouvert ses hébergements. Je commande un bon chocolat chaud et écoute d'une oreille furtive les conversations. Je ne capte rien : ils parlent en basque. Je prends congé de mes hôtes et leur adresse un au revoir, eux me répondent adio.
Je file sur la route nationale vers Saint Jean Pied de Port et je constate avec plaisir qu'un espace est prévu pour les vélo. Il s'agit d'un genre de bande d'arrêt d'urgence pas mal faite et sécurisante.

L'arrivée à Saint Jean Pied de Port dans la nuit est plutôt écoeurante : je vois des coquilles saint Jacques partout ! A tel point que je me demande si je ne vais pas arrêter ici mon chemin et repartir en Normandie ou encore prendre la route du Camino del Norte. Près de la citadelle, les références à la fameuse coquille s'imissent dans les plus petits recoins au risque de m'agacer... 

16.03.2008

Etape 17 de Taller à Sorde l'Abbaye

. 52 kilomètres. Mot du jour : montée. Je me lève comme une bouse le matin. En fait, je me réveille à 7 h 15 pour finalement me rendormir bien au chaud dans mon duvet, car je suis claqué. A 11 H 30, la nouvelle équipe municipale en place  vient visiter les lieux : "vous voyez comment on accueille les pauvres pélerins de Compostelle. Nous n'avons pas de douche" Bon, ne le repêtez pas, mais moi j'ai une douche ! Sea to Summit. Comme il y de l'eau chaude, je remplis les quelque 10 litres de contenance de l'engin en eau chaude et je pars sur le côté de la salle des fêtes, caché par une remorque afin de me doucher. Je ne vous raconte pas si quelqu'un s'était pointé.. Enfin, je n'aime pas être sale et la douche quotidienne est un rituel de bien être. Donc cette petite douche mérite d'être emmenée. Je repars tranquillos, après déjeuner accompagné par un petit crachin. Mon étape du jour : Dax. Mais avant tout, je passe par le Décathlon du coin afin de faire réviser mon engin. Ils sont étonnés que mon Triban trail 7 affiche plus de 300 kilomètres au compteur et je décris mon périple. Eux aussi ne m'auraient pas conseillé un B'twin. J'en profite pour acheter un verre en plastique, de la graisse à vélo ainsi qu'un tee shirt à manches courtes et à séchage rapide. Bêtement, j'avais acheté des tee shirts à manche longue en coton pour me balader, mais rapidement, ils ont montré leur point faible : ils ne séchent pas vite. Ahh dilemme ! Faut ils acheter des vétements conçus en matériaux naturels ou à base de pétrole ? J'ai acheté une paire de cale pieds soldées à 2 euros, me laissant ainsi convaincre par l'argument de Yohann mon ancien collègue : on peut récupérer l'effort du pied qui remonte. Peut être que j'aurais du les monter aussitôt, car je savais qu'après Dax, les forêts landaises étaient finies et que dès la fin de ville, ça commençait à monter. Mais bon, je me suis baladé un peu dans Dax et c'était plaisant de voir le carnaval ! Une personne de Cayeux, dans la Somme a vu mes autocollants Courrier Picard et on a parlé un peu du pays et de pélerinage. J'ai laissé mon curiste suis reparti vers ma première montée « casse pattes pas entraînée » : celle de Saint-Pandelon, puis celle petite de Cagnotte et finalement, celle de Peyrerhorade, qui m'a un peu cassé les cuisses. Le prix des hébergement dans le coin étant inabordable j'ai continué jusqu'à Sorde l'Abbaye où Michel, responsable du gîte m'a ouvert. Un coup de tampon rouge sur ma crédentiale plus tard il me demande si j'ai à manger, car il n'y a rien ici. Ce matin, dimanche, je monte les cales pied et me prépare à passer les Pyrénnées demain si tout va bien...

15.03.2008

Etape 16 du moustey à Taller

 73,5 km. Mots du jour : insectes stop, sable, théâtre. Je laisse mon compère en route, car Pédro doit repartir à Bordeaux. On se sépare en se laissant nos coordonnées.

Comme la veille le temps est de la partie et je laisse donc mon coupe vent au vestiaire : qu'il est loin le temps picard, normand ou Breton... Cette étape est assez chiante, car je me tape un paquet « d'autoroute ». En fait, je longe l'A10, et il n'y a pas moyen de prendre le chemin indiqué par le bouquin. A Labouheyre je rencontre Jacques, responsable du gîte du pélerin. Après avoir tamponné ma crédentiale, il me montre la route : tu suis la route de Béroute ! Pas au Liban ! Car les quelques kilomètres effectués le long du chemin pour marcheurs m'a offert son lot d'émotions : gibier croisés, sable collé à la chaîne et glissade dans ce foutu sable. Quelques insectes profitent de mon porte bagage pour se faire balader sur quelques kilomètres : un scarabé vert et genre de moucheron...
Ma route me mène pas très loin de Rion des Landes. Sur l'A 10, je vois d'ailleurs le visage de Maité. Mais si, vous savez la cuisinière à l'accent chantant. J'ai hésité à prendre le chemin vers Maïté, ne sachant pas si son resto était ouvert ou pas. Car le long du chemin bon nombre d'établissements sont fermés : définitivement pour certains, pour la saison pour d'autres. Tiens, j'en profite au passage pour maudir le responsable de l'aire d'Onesse et Laharie. Située le long de l'autoroute, elle est réservée uniquement aux usager de cet autoroute. Les pauvres cons comme moi qui cheminent à côté doivent se serrer la ceinture et ne pas boire de flotte ! comme tout est fermé par des grillage, je rebrousse chemin et passe par... L'autoroute ! Un comble ! Mais cette eau est vitale car en une matinée j'en ai bu quelque 3,5 litres. Les gens sont quand même un peu étonnés de voir un vélo sur une aire de repos ! M'en fout ! je prends la sortie et franchis le railde sécurité afin de reprendre le petit chemin. De nombreux routiers espagnols m'encouragent à coup de klaxon et d'un signe de la main. La présence d'un coquille Saint-jaques n'est pas étrangère à ces salutations.
Je finis par m'éloigner de l'A10 pour filer vers Taller et son refuge pour pélerins. En guise de refuge, la municipalité met à disposition la salle des fêtes, qui est aussi une salle de théâtre. Je fais quelques courses chez l'épiciére très sympathique et je fais tamponner mon carnet en commandant une bière. Ce commerce là, c'est du bonheur à préserver : alimentation, tabac, bar, pain, et surtout du lien social entre les habitants. Pélerin, fuit les grandes surfaces et retrouve ces épiceries de campagne ! Le confort est plutôt rustique, mais il y a des lits de camp, des tables, chaises et de l'eau chaude. Je m'endors comme une bouse et n'entend même pas le coup de fil de Ludo à 22 heures...

Etape 15 : de Gradignan au Moustey

IMG_422756000 mètres. Mot du jour : duo. Cette fois-ci, je ne suis plus seul à cheminer, car Pédro, un des membres m'accompagne. Bon, son équipement est largement supérieur au miens, car il possède un Giant. Le super modèle expédition... Waouh ! C'est le même modèle dont m'ont parlé mes collègues ! Un bien bel engin. Mais pour l'instant, je me contente de mon Triban Trail 7 qui a quand même belle allure il est plus roulant que le B'twin 5 précédent, sur le bitume. Nous avons cheminé à deux jusqu'au Barp où l'on a déjeuné : on s'est tapé un caparccio sur un banc : cool ! Ensuite la mairie nous a tamponné notre crédentiale.
A partir en duo, j'avais deux peurs : que mon tendon me refasse mal et que je n'arrive pas à suivre le rythme de mon sexagénaire de collègue. Eh bien non, les deux ne m'ont pas fait souffrir !
C'est assez sympa de pédaler à deux, même si plusieurs voitures nous klaxonnent parce que l'on prend trop de place. Mais avec nos gilets jaunes fluo on ne pas inaperçu
sur la route ! Il me manque un petit rétro et là, je me dis que j'aurais dû écouté Jipé. Bon ce sera pour la prochaine...
IMG_4259On passe le Muret et vers 17 heures on s'arrête au Moustey. Pédro n'avait pas pensé aller aussi loin. Je m'arrête à l'épicerie pour demander s'il y a un gîte. La dame est charmante et m'indique l'adresse de Kako, patron de l'Arial de la Vigne. Sympa l'accueil : coqs, chevaux, âne et même une vache des Highlands. Contre 14 euros par personne, il nous montre une belle petite maisonnette ! Waouh !
On se demande d'ailleurs si Blanche Neige va venir nous rendre visite... Petite pensée à Ludo, on se fait de la purée mousseline en regardant un film. IMG_4285Bizzare, mais mon Mac ne redémarre plus après... Il me reste le petit machin Asus pour taper mes textes...

14.03.2008

Etape de consolidation de mon tendon

IMG_4156Repos, une journée. Les maux du jour : tendon, gratton, amitié... Eh oui, je n'exagère pas en disant que je me suis fait mal. Mais la douleur n'est rien. Elle se fait même contrebalancer par l'amitié, les rencontres. Car je suis tombé en plein milieu de la réunion mensuelle des Amis de Saint-Jacques. Waouh. Je suis passé du statut de pélerin à celui d'hôte de marque ! Quel accueil.IMG_4179 Tout à commencé par celui de Micheline qui m'a parlé de son expérience et m'a donné des conseils dont celui-ci : on te dira plein de choses sur le Chemin et tu oublieras tout, pour faire ton propre chemin. Et c'est vrai ! Mais je garde quand même quelques conseils en poche.
Les deux autres rencontres fortes ont été celles de ce pélerin qui a commencé son chemin depuis Saint-Petersbourg. Il a vu Saint-Jacques et a décidé faire tous les chemins. Celui-ci est le plus long je pense. L'autre rencontre, c'est celle de François, le guerisseur et de Ghislaine, sa femme. Lorsque j'ai appelé le lendemain matin pour prendre rendez-vous, Ghislaine est venue me chercher en voiture aussitôt. Après quelques manipulations et la prise d'oméopathie, je me suis tout de suite senti mieux. Le couple m'a également invité à diner le soir ! Quel accueil. François a fait le pélerinage il y a plus de vingt ans et a été l'un des créateurs de l'association des Amis de Saint-Jacques. Les conseils ont fusé, là aussi ! Ghislaine, originaire de Belgique a sorti du gratton maison : un délice pas basse calorie ;o) et son omelette ailée était un délice. Comme dirait Claudine, membre de la section vélo : ici on retape les pélerins. Et c'est vrai ! Dans le prieuré de Cayac, l'accueil est excellent. Pédro, un des membres devait passer me voir, comme j'étais invité, il m'a rejoint chez François et l'idée de faire un bout de chemin ensemble a germé. Je vais donc clore cette étape de repos en embrassant et remerciant tout les membres de l'association de Gradignan, je sais qu'ils ont l'adresse de mon blog !

Pour Vincent M, ce n'était pas une déchirure mais un choc : la gaine du tendon était inflammée ;o) En tout cas, je bois de l'eau en pensant à toi! 

12.03.2008

Etape 14 de Bordeaux à Gradignan

24 kilomètres ! La galère se nomme douleur, d'où le choix de ne pas forcer sur ce tendon à vif. Le mot du jour est lancé : douleur. C'est pour ça que je reste un bon moment au Maurian. Son statut associatif n'est pas un pousse à la consommation et les personnes qui m'accueillent sont vraiment sympas. Levé à 7 heures, je pars un peu avant midi de Blanquefort sans dépasser un trop gros nombre de coups de pédale à la minute mais la douleur est trop forte et je me décide à marcher à côté du vélo.IMG_4129
L'arrivée dans Bordeaux est sympa : un automobiliste ouvre la fenêtre de sa Nissan : T'es du Mont Saint Michel ? je connais le coin, je suis de Saint Malo. Comme quoi le lettrage sur mon casque, le vélo chargé et la coquille me servent !  Comme Gégé avec son chien sur la moto, je deviens l'attraction du moment et ça fait causer les gens...IMG_4130 Enfin pas partout ! je passe dans un coin plutôt pas cool de Bordeaux où tout semble asseptisé et riche et je n'ai pas envie de rester : le manque d'humanité est trop criante. Je profite des quais tout proches pour tracer vers le Pont de Pierre. Là, les traces jacquaires sont présentes et je me balade avec délectation dans les pas des "anciens". Je discute avec des "recruteurs de donateurs" de l'association Aides avant de continuer ma route. Je n'ai pas envie de rester à Bordeaux et pars vers Gradignan. Pas évident comme nom ! Quand je parle avec 2- 3 amis de Gradignan, ils me disent Draguignan ! Entre deux je m'arrête pour prendre une part de pizza à emporter. IMG_4151Avec la commerçante nous discutons des bienfaits du sport, des enfants et du vélo. Mon tendon est de plus en plus enflammé malgré les comprimés d'ibuprofen que je gobe et la pharmacienne à qui j'achète de la pommade me conseille le repos. Je continue vers Talence où je m'arrête dans IMG_4153une chouette librairie : Georges. Après deux Lavazza, je repars en trainant la patte vers Gradignan ou je suis encore au moment où j'écris ces lignes. Une belle aventure humaine ! 

10.03.2008

Etape 13 des Portes de la Gironde à Blanquefort

54 pénibles kilomètres. Le mot du jour : amitié. Réveil matinal: il pleut il mouille, c'est la fête à la grenouille. Tu parles Charles ! Entre le bruit des voitures, camion (dit camion) et autres moto, je me suis réveillé cassé. Déjà le soir, mes  blessures m'ont fait mal mais ce matin, c'est vraiment horrible. Je souffre. En plus les "plics plocs" sur ma toile de tente  se conjuguent au gré des coups de vent. Ou plutôt ils se multiplient à chaque rafale. Comme j'ai pris la tente 1 seconde (Arménie, remember) les bords de la tente se lévent et laissent le vent s'engoufrer. AHHHH. La tête dans les fesses, je regarde les derniers résultats sur le web des municipales et cantonales et constate avec effroi que Philippe Bas  est en tête dans le canton de Saint-Pois. AHHHH Qu'y a t il de pire qu'un ancien ministe, ancien député, risée de tous ses confrères et consoeurs, qui après s'être fait parachuter et bananer aux cantonales à Avranches tente l'un des plus petits cantons ruraux de France ? Bon, j'arrête là !Je range les affaires et commence à partirIMG_3978 losqu'un un sexagénaire m'interpelle : vous faites le chemin de Saint-Jacques ?  Bernard est Breton et m'invite avec sa femme à partager un café dans leur camping car. Et on a longtemps discuté tous les trois pendant que la pluie tombait. Eux ont commencé leur pélerinage en 2006 depuis le Puy en Velay, il leur reste un dernier tronçon de Léon à Santiago à parcourir en juillet août prochain. Je ne pourrais pas vous dévoiler ici l'intégralité de nos échanges, ni même retranscrire un dizième des anecdotes drôles ou pas dont le couple m'a fait part, mais je ne peux pas résister à l'envie d'aller à leur fontaine à vin sur le camino francès. J'ai donc passé un très bon moment avec Bernard et Marie-Annick et j'espère arriver à Santiago afin de leur envoyer une carte...

Profitant d'une acalmie, un repas plus tard, je repars sans grande conviction concernant mes blessures. Et pourtant, le coude, la hanche ne sont pas trop rappelés à mon bon souvenir contrairement au tendon d'achille. il me fait de plus en plus mal aye aye aye. IMG_4010Blague à deux balle, car je suis passé par Blaye et la Gironde a été traversée grâce au bac. Quoi ? Un transport ? Tout n'a donc pas été fait en vélo , Eh bien non ! Je n'ai pas à me justifier quand au choix de "mon" chemin. Rappelez vous qu'il "suffit de faire 200 km à bicylclette ou cheval ou 100 km à pied jusqu'à Santiago pour recevoir la Compostella. "Mon" chemin je le fait avant tout pour moi. Il ne ressemblera pas exactement à celui décrit dans le livre du pélerin, mais ce n'est pas grave, car pas un seul "chemin" ne se ressemble.

thierryArrivé à Lamarque, j'ai croisé Thierry et Jean-Marc, tous les deux à vélo pour prendre le bac. Rencontre  fugace de trois cyclistes mouillés ! "Si on avait roulé dans la même direction on t'aurait invité ce soir !" m'a lancé Jean-Marc... Eux ont randonné sur quelques jours autour de l'estuaire de la Gironde... On s'est pris en photo IMG_4055mutuellement et je suis reparti en souffrant de plus en plus à force de lutter contre des vents de face ! Et pourtant, les noms lus sur les panneaux ont de quoi me faire rêver : Margaux, Médoc. Humm, j'ai failli m'arrêter à Margaux et son relais hôtel à 70 euros la nuit : mais je n'ai pas un kopek. Je me suis quand même baladé d'un château à l'autre IMG_4103: Château Dufort Vivens, Château Margaux, Château la Lagune. Je ne suis pas passé au Château Chasse-Spleen. Humm la vache, rien que d'en évoquer le nom, les effluves de ce fabuleux château me reviennent en mémoire. Je l'ai servi aux amis à 5 ou 6 reprises. Oh IMG_4087pas le premier vin, mais ''seulement" le 2e, Héritage de Chasse Spleen 2000 et 2001. A sa seule odeur, on ne peut que se rendre à l'évidence : Dieu existe ! Une fois en bouche, c'est le paradis ! Bon, je me fait du mal ! Comme pour se venger ne pas avoir été me balader dans ce petit coin de Moulis, ma chaîne a pété. Crevé, je me traîne, car je me suis vraiment fait mal au tendon et j'arrive difficilement à Blanquefort où, en guise de relais Margaux, je réside au Maurian, une manière d'hôtel associatif à prix doux. J'ai mal...

Etape 12 de Saintes aux Portes de la Gironde

64 kilomètres, chaud froid, sec mouillé et une glissade pour suivre. Bon voilà comment je pourrais résumer mes premiers tours de roue. J'ai été accueilli par Marylène, nouvelle présidente de l'association jacquaire de Saintes. Sympathique, elle m'a donné un petit boudin noir : c'est la goraille, la fête au cochon. Si vous n'êtes pas trop fatigué, vous y êtes convié : ça se termine à 5 h 30 du matin. Elle me tend aussi deux petit gâteaux sucrés : des Merveilles. On discute un peu de ses chemins et de ses expériences : il faut revenir du chemin ! Certains disent que je suis restée là-bas (à Saint-Jacques) Je profite du bel espace et de ma solitude au refuge jacquaire pour m'étendre un peu (en clair, j'en fout partout) Je lave deux trois fringues et je peste contre le libraire qui n'a pas reçu Point Limit Zero avec le Libération de samedi. Vers 19heures, j'ai envie d'une clope et je me rassure en voyant le même buraliste fermé. Vite un Champix, un...

IMG_3888Le matin j'enquille les premiers kilomètres vers la Gironde. Enfin, je dis le matin, mais je devrais préciser vers 11 heures ! Il y a un temps de chiotte, du vent, de la pluie et Je glande en dévorant mon cake de compostelle tout frais de chez le pâtissier (humm). Les premiers tours de roue se font sans soucis, je suis vraiment mieux sur ce Triban Trail 2008 : il roule mieux et possède des plateaux et des vitesses mieux adaptés à la route : j'évite les chemins boueux et j'essaye de protéger mon porte bagage avant qui montre des signes d'usure graves. Question météo c'est chaud lorsqu'il y a le soleil et froid lorsque les nuages passent. IMG_3947Je passe par Pons et immortalise, les pélerins  de bronze massés sur le rond-point..

Le pire c'est le mélange de la flotte et du soleil un arc en ciel de contrariété que j'ai sur mes épaules . Dans les villages traversés, les mairies sont ouvertes à l'occasion des élections à condition que ce ne soit pas une ville morte comme le village que je traverse avant Mirambeau. Je glisse sur un mélange d'algue, de vert, de lichens. Et je me vautre sur le côté gauche en glissant sur la droite à 20 km/h. Le gros flip ! Heureusement qu'une voiture ne me suivait pas je remonte sur le trottoir et je me rends compte que cette partie ombragée de la route et du trottoir côté nord est une vraie patinoire !
J'ai mal à la hanche côté gauche et au coude, le tendon droit a reçu un coup de pédale et me tiraille. Je suis encore chaud et je ne me rend pas compte de la douleur. Je prend un café créme au bar du centre de Mirambeau rassuré. Quelques bornes plus loin j'immortalise mon arrivée en Gironde ! A moi les bouteilles de pif ? Pas vraiment, je suis à l'eau ! Il flotte de trop de toute façon. La première aire venue, je décide de planter la tente derrière les camping-cars. Après deux oeufs au plat et un bout de paté dans le ventre Je me couche en surfant avec l'EEpc Asus et son forfait SFR. Content du résultat des municipales, je me met sur le côté et roupille.. 

07.03.2008

La suite du pélerinage vers Saint-Jacques...

Hello... Je suis de retour sur ce blog, car ma balade à vélo vers Saint-Jacques repars ! Les plus anciens message ne peuvent plus s'afficher, vous pouvez quand même retrouver les anciennes étapes du Mont-Saint-Michel à Saintes sur la liste de liens à gauche ! Petit rappel, j'ai abandonné la première partie, faute de vélo fiable. Dans cette belle ville de Saintes, le vélo n'avançait presque plus, faute à un pédalier et une roue libre HS.

Le brave B'Twin a donc été remplacé par un Triban trail 7, suite à mon appel au service client sans que j'ai à débourser un seul centime (150 euros plus cher le nouveau) Merci donc à Décathlon pour ce geste commercial.

07.02.2008

Etape 11 de Saint-Jean d'Angély à Saintes

Comme je vous écrivais avant, j'ai été accueilli au presbytère de Saint-Jean d'Angély. Ou plutôt j'ai demandé l'hospitalité au prêtre. C'est vrai que je n'avais pas demandé précédemment aux religieux l'hospitalité et je ne l'aurais peut-êtresollicitée si mon matelas n'était pas à plat, ni mes finances d'ailleurs. 

Claude,  m'accueille et devant l'assurance que je possédais un sac de couchage et de quoi me sustenter, le prêtre me montre ma chambre et la salle de bain. Après quelques minutes passées à laver mon cycliste, je redescends et passe un moment avec lui devant Questions pour un champion.
Sympathique, Claude s'
enquiert des motivations qui m'ont poussé à prendre le Chemin. Pas tant religieuse que ça, ma motivation n'en est pas moins noble : rendre compte honnêtement d'un bouquin dont j'ai assuré la présentation dans mon ancien journal. Cet article en page mag d'une cinquantaine de ligne était très superficielle car il ne s'agissait à l'époque que de rendre compte du balisage et de sa retranscription dans un livre. Bref !
Je lui montre mon (ancien) passeport, tamponné de mes étapes et on se met à parler de Jérusalem. Comme quoi, il est des destinations qui reviennent (trop ?) souvent dans ma vie.
Ensuite, Claude m'offre un verre de Pineau des Charentes et évoque nos boulots respectifs. Il travaille sur les trois cantons de sa paroisse, ce qui représente... une cinquantaine de clochers. Et pour officier dans cette forêt de clochers, ils ne sont que 2 ! Comme quoi, les vocations se font rares ici. Aussi ! Comme quoi David, Saint-Laud n'est pas si mal lotie, car le prêtre le plus jeune est âgé de... 50 ans ! Marcel, le cinquantenaire est originaire du Rwanda. Vétu de sa grosse moumoute en mouton retourné, il nous rejoint et m'adresse un large sourire. Sympathique ! Nous continuons notre conversation à 3. Je partage mon paté breton et mes tomates cerises, nous dînons d'un potage et d'endives au jambon suivisd'un fruit. Pendant que je fais la vaisselle, Claude essuie et Marcel débarrasse. Ce dernier me demande pour qui vont mes intentions de prières : "Pour la Paix au Proche-Orient" et je lui montre la petite reproduction plastifiée de la vierge et la prière écrite en arabe derrière. C'est vrai qu'elle me tient à coeur, car elle m'a été donnée par le chauffeur de taxi chrétien à Beyrouth, la nuit des terribles explosions dans le quartier de Adath.

Lui me  confie des intentions de prières : "pour la Paix dans le Monde, plus largement". J'apprécie beaucoup la sérénité de ces deux hommes. Ensuite, nous regardons la fin des infos et la pub. En observant les différentes valeurs affichées par la pub, on arrive à penser que c'est trop. Trop de valeurs liées à l'argent, à la réussite sociale... Beurk. Claude me demande ce que je prends le matin pour le petit déj, Marcel part se coucher ce que je fais à me tour, la télé diffuse Les rivières pourpres 1.

IMG_0541Le lendemain je repars en direction du chemin de la Princesse, celui menant à Saintes. Hélas, je me plante à plusieurs reprises : je ne trouve pas le balisage. Il fait froid et malgré le beau soleil, je caille. Ce "chaud et froid" est graphiquement beau et presque sans regret je quitte la triste Saint-Jean D'Angély. IMG_0520IMG_0521Jugement peut-être un peu dur. Mais la ville ne respire pas la joie, de nombreux commerces sont fermés, d'autres ressemblent à des friches industrielles et ça fait peur. La petite ville perd doucement ses habitants et c'est dommage, car la ville est quand même belle, car elle n'a pas connu les affres des villes bas-normandes et les bombardements de 39-45. Dans cet écrin aux accents médiévaux, tout semble si mort et loin de tout. Oh bien sûr, ce n'est pas aussi triste qu'une ville en brique de banlieue du Nord de la France, mais Saint-Jean D'Angély n'est pas très joyeuse. Comme dirait une amie : même les oiseaux volent à l'envers pour ne pas voir la misère...

Mais bon, tréve de plaisanterie ! Je me balade doucement vers Saintes et c'est chouette : IMG_0547le bel aqueduc romain m'inspire et me voilà plongé dans les limbes de mes pensées iraniennes et les qanats de Yazd. Finalement, la construction diffère peu. Le reste du chemin je me paume et je prends la nationale. Tant pis. Saintes et plus avenante, quoique l'entrée de ville par laquelle j'arrive semble assez triste lui aussi. IMG_0566
Heureusement, une vielle loco vapeur termine ses jours le long d'un rond-point et m'accueille avec sa couleur "british racing green". En passant par dessus les voies SNCF, je ne peux m'empêcher de ricaner en voyant un vieil autorail diesel tout moche crachant ses volutes "bleu-diesel". IMG_0583Je remonte  la côte et l'abbaye s'offre à moi. Je me prépare un potage, suivi d'un quignon de pain et d'un thé vert matcha Okinawa.
Petit à petit, je commence à apprécier la ville, ses quartiers et ses coins anciens : sur les bords de la Charente, l'arc de Germanicus me fait penser à ces énormes  boudins gonflés en forme
IMG_0591d'arche qui accompagne toute bonne course cycliste. Je me rends à l'église Saint Eutrope où m'attend Jacqueline  Colson, vice-présidente de l'association jacquaire gérant le gîte. Vraiment, je reçois un accueil formidable dans ce petit refuge bien conçu lovée contre l'église IMG_0601Saint Eutrope : petit coin salle de bain et grande salle commune où est installée une dizaine de lits. Jacqueline prend mon nom, tamponne mon passeport et me propose de prendre une crédentiale. IMG_0611Moyennant neuf euros, je m'offre le gîte et le précieux passeport. L'ancienne  présidente me donne des conseils, et j'en profite pour prendre de la doc, très nombreuse sur le chemin ainsi qu'une autre coquille Saint-Jacques percée. IMG_0617Une bonne nuit de repos plus tard je salue Mme Colson venu bosser au refuge et je repars vers la gare avec un bon brouillard : bien sûr j'aurai pu continuer mon chemin vers Bordeaux ou  Blaye ou bien vers le bac de Soulac. Trois fois hélas,la roue libre de mon B'Twin a lâché. Pas cool. Faute de bon matériel, je prends le train le lendemain matin . Jugez le périple : Saintes Nantes, Nantes Redon, Redon Rennes, Rennes Saint-Lô. IMG_0627Eh oui, la vieille BB 167400  du Toulouse Rennes et ses 4 malheureux wagons Corail un peu usés n'a jamais réussi à récupérer ses 15 minutes de retard. La correspondance pour Rennes depuis Nantes a été loupée. Mais avant j'ai galèré à monter et descendre le vélo, car les agents de la SNCF ne sont visiblement pas là pour donner un petit coup de main. Pas cool. IMG_0630j'ai gueulé un bon coup, rien n'y a fait car il a fallut que je change de wagon entre deux  à l'occasion d'un arrêt d'une minute pour trouver l'emplacement vélo. 
Enfin, ce dernier coup de pédale avant pétage complet du mécanisme m'a permis de débarquer chez  Décathlon. Ils m'ont prêté un beau Rockrider 8.1 version 2007. A 729 euros la bête, j'ai pas intérêt à me le faire voler sur Amiens, où je suis retourné bosser.

Pour la suite de ce blog dédié à Saint-Jacques et au vélo, il faudra patienter début mars, car c'est décidé, les 1700 et quelques kilomètres restants, je vais me les faire !  Ultreïa testsheader_l

02.02.2008

Etape 10 de Surgères à Saint-Jean d'Angély

IMG_0425IMG_042734 kilomètres... En partant, j'ai pris un bon petit déjeuner. Le patron de l'hôtel était déjà surpris qu'à 8heures je vienne prendre mon PDJ. Oh c'est vrai on est dimanche !
Mais je m'en fiche, car cette liberté du voyageur est bluffante : j
e vis comme un manouche, je m'en fiche des heures, jours et autres conventions.
Croissant, pain, confiture, café, jus d'orange, et le ... Bon beurre de Surgères.
Eh oui, Charente Poitou c'est ici. Comme un con, je sors au chef : vous savez j'habite en Basse-Normandie, près d'Elle & Vire ... IMG_0442Encore du chauvinisme ! Car leur camembert y vaut que tchi. Mauvais machin pas AOC au lait pasteurisé : Beurk. Vive le Réo, fabriqué à Lessay ! Le chef m'offre un coup de Beaujolais et je me tape mes deux morceaux de terrine ! Sympa. Si vous voulez goûter une bonne cuisine comme d'en le temps, IMG_0447je vous conseille cette adresse !
Après m'être baladé dans le parc près de la mairie et de l'église, j'ai franchi cette porte ancienne qui signe les derniers kilomètres de ma première partie de chemin.
Et ces kilomètres s'enquillent avec des noms qui me font rêver : Puyrolland, Ronceveaux...
IMG_0483Mais le plus étonnant, c'est cette rue de la Soie trouvé dans un lieu dit un peu paumé. Eh oui, je garde encore l'envie d'arpenter la route de la soie à vélo : hypothétique voyage ? Peut-être mais cette grosse balade en vélo me permet d'étudier certaines solutions, de tester le matos mais surtout de ME tester. IMG_0469Je f'rise les 500 kilomètres de chemins en dix jours et je me sens bien et je mange moins. En fait, je n'ai pas la sensation de faim et je revis à mon rythme.
Bon j'arrête là les remarques sur mon Moi  ! Le chemin s'est bien déroulé et après un dernier passage dans la boue du chemin de hallage,
IMG_0497IMG_0507IMG_0508je découvre les IMG_0509tours de l'Abbaye Royale de Saint-Jean d'Angély. Une joie immense coule dans mes veines et je donne un bon coup de jarret vers cette étape importante. Là-bas, une belle coquille jacquaire m'accueille ainsi que les sourires d'une jeune femme j'ai le bout du nez mouillé et je souris bêtement. Malheureusement, pas d'hébergement à petit prix de dispo.

En fin d'après-midi, je découvre la place de la mairie un peu morte, et je n'ai  pas d'hébergement : un chat gris marron et blanc, chipe quelque os dans une poubelle.
Je n'ai plus trop d'argent et le froid aidant, je frappe à la porte du presbytère. Claude m'accueille...

Etape 9 de "Trou Paumé" à Surgères.

IMG_033368 kimolètres parcourus. mais si des Kimolètres ! Quel délice de s’être requinqué de la sorte à... Saint Michel Le Cloucq. Le nom de certains bleds me font rire et franchement, par moment, je me demande si je ne suis pas un peu neuneu pour rire de la sorte de bon matin : IMG_0336En fait, je suis entre Pissotte, l'Orbrie et Saint-Michel de Cloucq. Ce matin, j’ai pratiquement fait un gueuleton matinal et ça me donne la patate pour pouvoir pédaler car je ne me sens pas trop lourd.
Les balises jacquaires se font plus rares et je dois parfois improviser selon mon feeling (qui se trouve être correct la plupart du temps.)

Je passe par dessus la quatre voies de Fontenay le Comte et suis les balises jacquaires  vers la campagne et Nieul sur l'Autise.
IMG_0394Fondée en 1068, l'abbaye Saint-Vincent ou abbaye Royale est de toute beauté. Moyennant 5 euros, je découvre une scénographie plutôt réussie avec de nombreux écrans tactiles gainés de cuir. L'association entre les matériaux nobles et les nouvelles technologies est réussie. Tout est automatisé : on se balade de salle en réfectoire on repasse par le cloître... IMG_0406L'abbaye a bénéficié de la royale protection d'Aliénor d'Aquitaine et reste l'une des des plus belles du Poitou.
Les charmantes
hotesses discutent avec moi et me proposent de me tamponner ma crédentiale d'un magnifique coup de tampon rouge. IMG_0360IMG_0375
J'en profite pour boire un coup et je tombe sur une équipe d'ouvriers un peu bourrés. Je vais aux toilettes et l'un des ouvriers à la vue de mon cycliste lance dans mon dos :  "je savais pas qu'il y avait des filles ici". Je gonfle la poitrine, rentre le ventre et me retourne je lui jette un regard méchant et tonne : "quelle fille". Le gars ne moufte pas et s'excuse.
Je repars vers Maillezais mais faute de balise jacquaire je me plante. La destination finale étant Mauzé sur le Mignon, j'improvise une route mais je galère un peu, me paume, car je me tape de... la quatre voies : une horreur.
Sur la bande d'arrêt d'urgence, je pédale, pédale et prend la sortie vers une station service  Avia.
Les gens atablés devant leur café n'en croient pas leurs yeux ! Dans le centre de la commune place, je constate avec effroi que c'est un peu mort : les deux hôtels mentionnés sur le guide sont fermés, le gîte et la chambre d'hôte aussi. Pas moyen de se loger à Mauzé sur le Mignon.
Je commence à me refroidir et décide de passer un coup de fil à l'hôtel Ronsard de Surgères afin de réserver une chambre. Il est 19 heures et je me lance dans un contre la montre d'un peu plus de 12 kilomètres. Une trentaine de minutes plus tard, arrivé à Surgères, je constate avec un certain effroi que de nombreux commerces sont fermés ou ont été remplacés par des... agences immobilières. Huit en quelques centaines de mètres.
Arrivé à mon hôtel, je déguste un pineau des Charentes, trinque et me tape une... tête de veau. Super bonne, ça fait longtemps que je n'ai pas pas dégusté une aussi bonne tête. Hummm... Je reste sage en ne prennant pas de dessert, je pars dans ma chambre réparer mon pneu et je me couche de bonne heure.

29.01.2008

Etape 8 de Saint-Laurent de la Salle à "Trou paumé"

IMG_032221 kilomètres et les premières galères qui commencent : crevaisons, froid et humidité...
Je pars comme une bouse à 15 heures, car je me suis rendormi mais je relativise, car j’ai aussi laissé mon linge sécher à fond. Je me fais un vrai repas de prince et les provisions  presques vides (quel con), je reprends le chemin dans les sous-bois et la forêt en direction de Nieul sur l’Autise après avoir volontairement laissé les balises jacquaires pointées en jaune qui indiquent Fontenay le Comte.IMG_0304
 Le compteur approche des 400 kilomètres parcourus  depuis le début de mon périple, je suis content.
Bien malgré moi (sic) le soleil s’est couché et à 30 km/h, je roule dans un nid de poule dans la forêt. Cet incident est je pense à l’origine de ma crevaison.
Pas cool. Car en bas de la forêt chemine une rivière qui donne un air très humide et froid.
Je décide d’arrêter là mon cheminement : le pneu est déjanté et je ne peux plus pousser dans la côte mon B’twin : je glisse sur le schiste.
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Je plante la tente et je profite au loin des sons  des sonneurs de cor de chasse. Pour moi aussi c’est l’occasion de souffler dans mon…matelas pneumatique et de me faire une soupe instantanée. Décidement, je n'ai pas la contenance idéale question flotte : deux litres dans le dos, c'est trop juste question autonomie...
Jamais je n’ai eu aussi froid que cette nuit : pas
étonnant, il a gelé et la couverture de survie malheureusement posée sur mon sac de couchage a retenu la condensation. Le pire ? Mon matelas a crevé. GASP ! Premier réveil à 2 heures, puis 4 heures, puis 6 heures, je ressouffle un peu dans le matelas qui -à plat- ne protége plus du froid. Lorsque j’émerge et sors de ma tanière le soleil commence à se lever.
A travers les branches le coteau dévalé la veille se découvre. Le pied.
Je met un coup de gaz butane pour réchauffer mes mains tétanisées par la réparation du vélo. IMG_0326Je vais à l’essentiel et me contente de poser une chambre à air neuve, la pose de rustine le petit matin, beurk  merci pour moi... . En remontant le chemin qui est assez joli je découvre La Lutine de la Balingue : une briocherie, salon de thé, boulanger un peu incongrue en ces lieux qui me semblent déserts. Eh pourtant, la fréquentation est bonne…
IMG_0331Je me tape un sérieux petit déj, et pour la première fois je me régale avec de la marmelade tartinée sur de la brioche vendéene, j'use des commodités offertes et repars avec un sourire d'une jolie brune en Toyota Yaris…

Etape 7 de Saint-Georges de Montaigu à Saint-Laurent de la Salle.

IMG_0150IMG_021271 km WAOUH... Les premiers tours de roue se font sur des chemins parfois inondés, je dois donc dévier de mon chemin ou sauter les obstacles. IMG_0179Et lorsqu'il n'est pas question de pédaler, c’est donc à pied que je pousse le vélo dans la boue. J’écoute France Culture (d’habitude je râle car je ne capte qu’elle, là je suis bien content de capter quelque chose avec le portable). Sympa une émission me permet de mieux découvrir le réalisateur Jan Kounen et son côté mystique avec la réalisation de documentaires sur les chamans. Je m’arrête à mi chemin devant un Type H frigo dépouillé. Dans ce champ, il ne bougera plus du tout. Une vieille éolienne est cassé à deux pas, c’est bizzare cette ambiance Bagdad Café le long du chemin.IMG_0164 Plus loin j’ai à  peine le temps de sortir du pont pour immortaliser une BB 72000 tractant des wagons corail. Les monuments vendéens sont nombreux, comme ce mémorial un peu perdu d’une bataille de 1795….IMG_0226 On apperçois un paquet de bornes Michelin. Quel régal. A croire qu’une bonne féee de la DDE a décidé de les conserver.IMG_0242 Ouf, tant mieux. Dans la nuit, les balises Saint-Jacques disparaissent et je me plante  de chemin du côté de Saint-Martin Lars en Sainte Hermine. Je photographie l’église, prend un pain à la boulangerie et je me tire 7 – 8 bornes plus loin vers Saint-Laurent.IMG_0249IMG_0279 Ouf, je trouve le maire, très gentil qui me met à  disposition le gîte communal ce qui me permet de me laver et de laver tout mon linge sale. Le gîte est une ancienne école dirigée par des bonnes sœurs et léguée par une famille noble en 1978.
Moyennant 12,50 euros, je profite du vrai luxe que représente le nettoyage à l’eau chaude. Je recharge les batteries et surtout les piles de mon éclairage. Ma lampe avant, une LS 735 de Trelock éclaire bien mais bouffe également pas mal les piles rechargeables. Mais je recharge tous les jours par sécurité.

Etape 6 de La Chapelle Heulin à Saint-Georges de Montaigu

IMG_004342 km roulés. De Nantes à Montaigu, la digue la digue… Je suis repartis vers le sud en laissant mes amis nantais derrière moi. Après la longue étape précédente, je ne voulais pas trop forcer, j’ai enquillé quand même quelques kilomètres. Franchement avec les coups de pédale, ça devient de plus en plus plaisant d’avancer. Bien sûr, j’ai quelques courbatures légères, car je ne m’étire sûrement pas assez, mais globalement la santé va bien, mais genou droit grince un peu à froid… IMG_0074La balade à travers le muscadet est sympathique.
Je fais la découverte d’une magnifique petite ville : Clisson. Son  château médiéval et ses ruines me comblent. IMG_0116Je découvre des souvenirs de Saint-Jacques : la chapelle, le jardin médiéval, etc. Je ne regrette pas d’avoir emmené mon Mu. IMG_0138Il est chargé d’une rareté : de l’APX 25 Agfa. Hummm l’un des meilleurs films photo noir et blanc qu’il m’est été donné de charger. Introuvable, car discontinué, périmé depuis près de 3 ans, il me suit le long du chemin. C’est lui qui me permet d’immortaliser les premiers pas sur le chemin vendéen de Saint-Jacques. IMG_0141Des belles sculptures sont présentes à l’entrée : Saint-Jacques 425 lieues. Ces premiers tours de roue chez les « Chouans » sont parfaits : temps clair, moral au beau fixe et quelques temps après le soleil fait son entrée. IMG_0146Je m’arrête à Montaigu, puis finalement à Saint-Jacques de Montaigu. Après un casse dalle et une 1664 bue avec Steeve, je plante la tente sur un bout de chemin au fond d’une zone industrielle, non loin de la Maine. Mais si, vous savez : le muscadet de Sévre et Maine… Le matin, il a plut et c’est fraîchement que je replie la tente sous le regard goguenard des premiers promeneurs.

23.01.2008

Etape 5 : De Nantes à la Chapelle Heulin

_MG_997530 kilomètres (avec le détour volontaire effectué pour compenser mon petit trajet en train). A 7 heures, un des chauffeurs de bus hallucine de me voir replier la tente sous la lumière de l'abris-bus: On parle du pélerinage et je le rassuré en lui disant que je passais une nuit sur deux dans un endroit "normal".
L'endroit normal ce soir c'est la maison de Steeve et Sandra, mes meilleurs amis.
_MG_9979Je suis repartis vers le centre ville de Nantes puis Vertou. Seulement un problême mécanique me contraint à prendre la navette de Nantes vers Vertou , car il y a un Décathlon là-bas. Effectivement, le dérailleur montre des signes de faiblesse et une des couronnes est cassée. Le technicien me confirme que ce n'est pas le vélo idéal pour mon périple... IMG_9993
Le dérailleur est changé contre un joli modèle tout noir à la couronne rouge. Mouais, j'espère que ça va tenir. Je parle du matériel en lui même, car la réparation  est menée à bien par un technicien qui connait son job : pas fun le gars mais pro...

IMG_0005A midi et des poussières j'ai réussi mon premier pari : celui de rejoindre mon meilleur pote chez lui. C'est cool et ça me fait plaisir.
Après un premier apéro avec Sandra, Steeve nous rejoint. La soirée a été bonne avec les meilleurs spaghetti dégustés depuis bien longtemps. Lardons, crême, tomates. Hummm. La vache ! ça va me donner des formes. Au moment où  vous allez voir ces lignes apparaître, je serais déjà loin : vers Clisson, voire plus... Car après Nantes, il y a Montaigu. Mais si vous connaissez tous la chanson : De Nantes à Montaigu, la digue la digue... De Nantes à Montaigu la digue du cul. Vive la Vendée 

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Etape 4 Messac-Guipry à Nantes

82 kilomètres. Ah la galère du début de parcours. Je me tape du limon, de la boue, des cailloux, des graviers... Une merde, mais une merde. Tous les 500 mètres je stoppe et je peste contre ce chemin pourri. Je passe un coup de fil à Steeve, mon meilleurs pote résident au sud de Nantes. Je n'ai pas trop le moral. A 8 km/h, je n'avance pas.
Le pire c'est cette couche de limon que mètres après mètres je décolle avec son lot de gravillons. AHHH. Et puis dans le téléphone, j'ai quelques chansons MP3 qui me donnent un peu la pêche.IMG_9866 A une petite chapelle, je stoppe : je pouffe de rire comme un con : sur la rive opposée une dizaine de cormorans est juchée sur un arbre, les écouteurs distillent Apache des Shadows et moi, j'image que je suis en terre hostile du far west avec des dizaines de charognards prêts à me sauter dessus et à finir ma dépouille et mon B'twin à coup de bec... IMG_9906ça me redonne le moral et je speede alors le long du hallage que je quitte une vingtaine de kilomètres plus loin pour me rendre  à Langon.
Petit village charmant du sud du 35 : je m'arrête au Petit Resto chez Eliane. Elle est venue s'installer ici il y a un peu plus d'un an. Le resto, la boulangerie et le bar station service forment un joli trio commercial que j'immortalise avec mon appareil. IMG_9908Oui, il y a une vraie chance pour des villages tels que celui-ci que des commerces s'ouvrent et continuent à tisser un vrai lien social trop souvent distendu. La petite chapelle a des fresques uniques, mais elle est fermée. En haut du village, en pleine euphorie d'Astérix, je découvre une série de menhirs, "les Demoiselles".
Je continue ma route vers Guéméné-Penfao. Le nom fait rêver, l'andouille produite ici bas beaucoup moins. Chauvin de naissance, Normand de goût, je préfère l'andouille de Vire. Mais je ne suis pas rancunier et j'envoie un petit message à Gweltas, un collègue du coin. Après tout, je viens d'arriver dans le 44 et je chemine vers Naonen  oops pardon Nantes IMG_9737. Eh oui Nantes est Bretonne, quoiqu'en disent de  trop nombreux  technocrates. Sur la route de Guéméné vers Blain, j'ai la patate, je regarde la route avec un angle de 45 degrès vers le bas et je speede, speede. Arrivé à la 4 voies de Nantes, je galère pour retrouver un autre accès une petite pluie fine commence à me mouiller. Arpès un café pris à Héric, je file vers Treillière et m'offre un grand moment de frisson : 58,5 km/h pris en B'twin chargé dans la descente. Waouh.
De fil en aiguille, j'arrive vers 20 h 30, devant le panneau au nom magique : NANTES. Après le stade de foot, je m'arrête en surplomb de la 4 voies à la sortie 75. Je plante la tente derrière l'espace vert, non loin du terminus des bus, son nom : Bout des Landes.